L’odyssée

Tu avais mon amour dans le creux de tes mains

Un puits où t’abreuver de ce philtre hyalin

J’ai voulu y plonger mes lèvres et mon regard

Mais l’eau s’est exfiltrée sous un tapis de marc

 

Dans ce tas de cendre gît un zeste d’orage

Une bluette suffit pour que le feu ravage

Qu’une escarbille s’envole pour que le ciel s’enflamme

Souffle dessus, pour voir, et tout mon cœur t’acclame

 

Je m’endors avec toi, teinté de tes couleurs

Me réveille, lit vide, j’ai perdu mon bonheur

Dans un coin de la nuit, nulle part où te trouver

Laisse-moi rêver, que je te vole un baiser

 

Mon cœur, capitaine, demande à ma tête, vigie

« Que vois-tu en haut de ce Mât ? Île de  lumière ?

Est-ce que Dieu, ce matin, répond à nos prières ?

Apporte-nous l’espoir où fait silence, pardi »

 

« Hélas capitaine, nous n’pouvons point nous terrer

Cernés par cet océan de désolation

Tout autour de nous, prisonniers de l’horizon

Nul signe, nul part, ne nous engage à espérer ».

 

« Cette ouverture dans la coque, la mer s’y enroule

Ecopez, hardis écumeurs ! On saigne ! On coule !

Mais je ne voudrai pas toucher le fond des abysses

Avant que Pénélope ait retrouvé Ulysse »

27/08/2018

 

 

 

 

 

Ma p’tite île

De l’eau abreuve jusqu’à son nom

C’est Ma p’tite ile aux bleus lagons

Air tropicale et terre sucrée

C’est une mine d’or à dévorer

 

Peau sablée de la crête aux pieds

Ile mystérieuse et  orangée

Enveloppée par la chaleur

D’un voile de soie, châle de douceur

 

J’ai parcouru tous ses rivages

Et admiré tous ses visages

 Ses eaux turbides, son cœur limpide

C’est Ma p’tite ile, mon Atlantide

 

Permettez que l’on m’abandonne

Sur cette plage où l’orage tonne

L’éclat lunaire au fond des yeux

Et mes pupilles reflètent les cieux

 

Il y a que, pour Ma p’tite ile,

Je déraisonne et me passionne.

Le déluge approche, mais je reste

A l’espoir m’accroche et me leste

 

Je ne voudrai pas l’avoir quitté

Avant d’avoir murmuré

Sur le bout de ses lèvres

Un secret mal gardé

 

C’est Ma p’tite ile,

Mon Atlantide

 

12/07/2018

Le voyage d’Ovide

C’est en ta compagnie que je m’imaginais

Partir sur le trimard, jonché par des cyprès

Et de verts peupliers en orne, aux frondaisons

Parsemées de l’éclat fleurissant des rayons

Matinaux du soleil. Nous chanterions l’aubade

Pour qu’Apollon, ce fier aurige sur son attelage

Traine l’astre du ciel, au rythme du ramage

Des oiseaux, chantant joyeusement notre passade

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