L’odyssée

Tu avais mon amour dans le creux de tes mains

Un puits où t’abreuver de ce philtre hyalin

J’ai voulu y plonger mes lèvres et mon regard

Mais l’eau s’est exfiltrée sous un tapis de marc

 

Dans ce tas de cendre gît un zeste d’orage

Une bluette suffit pour que le feu ravage

Qu’une escarbille s’envole pour que le ciel s’enflamme

Souffle dessus, pour voir, et tout mon cœur t’acclame

 

Je m’endors avec toi, teinté de tes couleurs

Me réveille, lit vide, j’ai perdu mon bonheur

Dans un coin de la nuit, nulle part où te trouver

Laisse-moi rêver, que je te vole un baiser

 

Mon cœur, capitaine, demande à ma tête, vigie

« Que vois-tu en haut de ce Mât ? Île de  lumière ?

Est-ce que Dieu, ce matin, répond à nos prières ?

Apporte-nous l’espoir où fait silence, pardi »

 

« Hélas capitaine, nous n’pouvons point nous terrer

Cernés par cet océan de désolation

Tout autour de nous, prisonniers de l’horizon

Nul signe, nul part, ne nous engage à espérer ».

 

« Cette ouverture dans la coque, la mer s’y enroule

Ecopez, hardis écumeurs ! On saigne ! On coule !

Mais je ne voudrai pas toucher le fond des abysses

Avant que Pénélope ait retrouvé Ulysse »

27/08/2018

 

 

 

 

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s