Connaître = paix + bonheur

Qui veut faire la paix avec le monde doit faire la paix avec soi-même.

or

Qui veut faire la paix avec soi-même doit apprendre à se connaître.

mais

Qui veut apprendre à se connaître doit apprendre à connaître le monde.

Donc

Qui veut faire la paix avec le monde doit apprendre à connaître le monde.

Littérature et politique

« Il faut que les quatre cents législateurs dont jouie la France sachent que la littérature est au-dessus d’eux. Que la Terreur, que Napoléon, que Louis XIV, que Tibère, que les pouvoirs les plus violents, comme les institutions les plus fortes, disparaissent devant l’écrivain qui se fait la voix de son siècle. […] Si quinze homme de talent se coalisaient en France, et avaient un chef qui pût valoir Voltaire, la plaisanterie que l’on nomme le gouvernement constitutionnel, et qui a pour base la perpétuelle intronisation de la médiocrité, cesserait bientôt ».

Balzac

Ujamaa et la vertu du bonheur

Les meilleures peinture femme africaine
Auteur ???

Nous sommes davantage portés à oublier nos acquis qu’à oublier ce que l’on perd, à défendre nos droits qu’à respecter nos devoirs, à remarquer ce que l’on nous prend qu’à se souvenir de ce que l’on récupère.

Un combat pour des droits est un beau combat, plus beau encore quand il s’opère au nom de tous, de l’ujamaa humaine, des Droits de l’Hommes. Mais soyons claire, l’idée de « Droits de l’Homme », si elle se pose comme universelle, n’atteint ni la totalité de l’humanité, dans sa pratique, ni même n’est nécessairement fondée rationnellement, universellement, de la même manière qu’une loi inhérente à la nature humaine, telle que tout homme a besoin pour vivre de respirer ou de se nourrir. Elle émane d’un point de vue qui se veut rationnel et scientifique, mais qui appartient essentiellement à une partie du monde. Certains (Poutine pour ne citer que lui) voient cette idée comme la marque d’un l’impérialisme occidental, c’est-à-dire comme la domination d’une manière de penser et de concevoir le monde et les hommes qui s’imposerait à l’échelle de la planète. Cela nous engage à nous méfier plus encore, car les « Droits de l’Homme » ne reposent pas sur des principes premiers clairs et indubitables, mais sur des postulats que l’on tient pour juste, et c’est là la raison pour laquelle tout ce qui en émane est toujours fragile, susceptible de s’effriter, susceptible de s’oublier. Si l’on ne se bat pas en permanence pour défendre des idées telles que la démocratie, la liberté, l’égalité, la fraternité, etc., alors elles seront toujours susceptibles de se dégrader, de s’altérer, et de disparaitre. L’Etat d’exception ne change pas la règle, car l’histoire nous apprend que de grands bouleversements politiques ont lieu durant des Etats d’exceptions, que cela soit la dictature Romaine ou le consulat de la Première République.

Il y a sur le seul continent Africain autant de différences culturelles qu’il y en a entre la France, la Chine, et les Aztèques. Seulement remarquez bien une chose, où que l’on aille sur le globe, tous pays tend et aspire majoritairement à posséder les moyens de productions qui permettent à l‘ensemble de la population de ne plus mourir de faim. La Chine a beau se revendiquer comme exception culturelle, comme tout autre nation, ses moyens de production ont les mêmes attributs que celles de la puissance dominante de la seconde moitié du XXe siècle. Dans tous ces régimes politiquement plus et de moins en moins variés, l’objectif est de produire davantage, pour s’enrichir davantage, accompagné d’un large développement médiatique, bien souvent dans les mains mêmes de ceux qui sont déjà propriétaires de ce que l’on nomme : « le capital ». Le monde, depuis plus d’un siècle, tant à s’uniformiser depuis sa structure économique, uniformisant par la même occasion les esprits qui le compose. Séoul, New-York, Londres, ou Pékin, même combat, la rue marchande décore le chemin du bonheur, tous sont heureux de posséder, non plus de quoi manger, boire, dormir, s’habiller, mais ce qui littéralement se nomment « gadget ». Certains de ses gadgets sont mêmes rendus indispensables, comme le portable, et ils le sont, non pas en eux-mêmes, mais par le réseau « de machine » dans lequel ils s’inscrivent et qui rend si essentiel des outils qui ne sèment pas, n’épluchent pas, ne récoltent pas. Par ailleurs, un tracteur sans essence, sans route pour acheminer cette essence, sans réseau électrique pour recharger la batterie, etc., est un tracteur qui ne laboure pas, je vous renvoie au philosophe Günther Anders pour approfondir ce sujet.

Néanmoins, nous avons en Europe suffisamment d’expérience dans la chose pour pouvoir crier au reste du monde (et je pense surtout à nos amis du continent noir) que le bonheur ne dépend pas des choses. Sans doute (je n’ai aucune preuve) trouverons nous plus de gamin heureux en Afrique que sur les bancs des écoles de France. Une partie de football entre copain à chaque récrée participe davantage au bonheur que la possession du dernier portable sur le point de vous laver le derrière. Nous le savons, nous le vivons, mais nous avons du mal à nous en contenter. A noter que l’émancipation de l’Afrique (et la survie d’un monde respirable) est largement dépendante de l’éducation et de l’émancipation dont pourront bénéficier les femmes africaines.

Un philosophe disait que le plus grand bonheur que l’on puisse avoir est de servir l’humanité, je m’arrêterai sur cette belle pensée, que notre plus grande mission est de servir l’avenir de nos enfants, en reprenant cette belle formule mainte fois citée et ô combien jolie, « nous héritons de la terre de nos enfants ».

05/05/2020